Mon enfant tape ou mord : pourquoi, et comment réagir ?

18 octobre 2026 / 2 minutes / par Sébastien Druesne

Une petite fille plisse les yeux en serrant les dents
Des émotions qui débordent · Dai · Licence Unsplash
À retenir :

Entre 1 et 3 ans, beaucoup d'enfants tapent, mordent ou griffent. Ce n'est pas de la méchanceté : le plus souvent, l'enfant n'a pas encore les mots pour dire sa colère, sa frustration ou son besoin d'attention, et son geste part avant qu'il ait pu réfléchir.

Sur le moment : rester calme et ferme, s'occuper d'abord de l'enfant blessé, puis dire simplement la règle. Sur la durée : l'aider à nommer ses émotions et à trouver d'autres façons de les exprimer.

Pourquoi il tape ou il mord

La frustration : un jouet qu'on lui prend, un « non » qu'il n'accepte pas.

Le langage qui ne suit pas : il sait ce qu'il veut, mais ne peut pas encore l'expliquer.

La fatigue ou la faim, qui rendent tout plus difficile.

Le besoin d'attention : un geste qui fait réagir fort les adultes peut devenir un moyen d'attirer leur regard.

L'exploration, chez les plus petits, qui mordent parfois sans comprendre que cela fait mal.

Comment réagir sur le moment

Arrêtez le geste calmement, en tenant sa main si besoin : « Stop. Je ne te laisse pas taper. »

Occupez-vous d'abord de l'enfant blessé. C'est lui qui reçoit l'attention, pas celui qui a tapé.

Dites la règle en peu de mots : « On ne tape pas. Taper, ça fait mal. »

Ne tapez pas et ne mordez pas en retour pour « lui montrer » : l'enfant ne comprend pas qu'on fasse ce qu'on lui interdit.

Proposez une pause au calme s'il est trop agité, puis aidez-le à dire ce qu'il ressentait : « Tu étais en colère parce qu'il a pris ton camion. »

Pour poser la limite sans crier, voir aussi notre article gronder efficacement.

Prévenir les crises

Repérez les moments à risque : fin de journée, groupe d'enfants, jouet très convoité. Anticipez avec une collation ou un jouet en double.

Donnez-lui des mots simples à utiliser : « C'est à moi », « Non, je ne veux pas », « Arrête ».

Laissez-le se dépenser chaque jour : courir, grimper, sauter.

Félicitez les bons moments : quand il partage ou demande avec des mots.

La communication positive aide aussi à désamorcer beaucoup de conflits.

Quand demander conseil

Parlez-en au médecin de l'enfant ou à un professionnel de la petite enfance (PMI, crèche, école) si les gestes restent très fréquents malgré vos efforts, s'ils durent depuis plusieurs mois, s'ils s'aggravent ou si vous vous sentez dépassé. Demander de l'aide n'est pas un échec.

Sources

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